LA CHAPELLE DU SACRE-COEUR,

HASPARREN.

Situation

En plein coeur de la province basque du Labourd, à Hasparren, place Mgr Mathieu, la chapelle du Sacré-Coeur, également nommée chapelle des missionnaires, inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 3 avril 1996, appartient aujourd'hui à l'organisme de gestion du lycée professionnel et agricole St Joseph, du collège Ursuya et de l'école Ste Thérèse (OGEC AEP-HAZPARNE).

Des messes y sont fréquemment célébrées pour la paroisse, notamment le dimanche à 18 heures, ainsi que des baptêmes, des mariages, des enterrements et des célébrations pour les élèves des établissements scolaires voisins.

Sa construction, à l'emplacement d'une ancienne chapelle devenue trop exiguë pour les missionnaires diocésains, alors propriétaires, s'étala de 1928 à 1933, de la bénédiction de la première pierre par Mgr Gieure à la bénédiction de la chapelle par le chanoine Landerretche, d'Hasparren.

Sa création est due au chanoine Pierre Lopez de la Vega (1869-1961), sixième supérieur de la maison des missionnaires d'Hasparren, et, comme le rappellent en substance les inscriptions gravées sur sa pierre tombale, sous le porche, son financement provient des dons de soixante-treize paroisses basques et de généreux bienfaiteurs.




Aspect extérieur

Son frontispice, à l'origine blanc, large de neuf mètres, laisse apparaître, à l'angle Ouest du fronton percé d'une grande rosace à la gloire de la Trinité, une tour (il ne s'agit pas d'un clocher) dont la base est carrée et le pavillon supérieur octogonal bordé à sa base d'un balcon néo basque, coiffée d'une coupole à corniche sur huit pendentifs, surmontée d'une croix en fer forgé. Côté Ouest, trente huit ouvertures se découpent sur une longueur de trente-cinq mètres.

Au-dessus de trois motifs décoratifs basques, la dédicace Eskual Herriak Jesusen Bihotz Sakratuari (Le Pays Basque au Sacré-Coeur de Jésus), scellée sur la façade rectangulaire du porche aux deux colonnes à bracelets, annonce que cette chapelle est sous le patronage du Sacré-Coeur. La date de l'achèvement de la réalisation de la chapelle , 1933, y figure.




Une procession de saints

Le visiteur est accueilli par une procession colorée frappante, celle de cinquante-six personnages, chers aux coeurs des Basques, dont trente sept saints, neuf saintes, un archange, un bienheureux (non auréolé), un vieillard, quatre enfants et un nouveau-né, ainsi que l'Enfant-Jésus, la tête du diable et des animaux, peints de 1932 à 1933 sur les deux murs de la nef par un élève de Léon Bonnat, A. Sauvage, de Courbevoie, documenté par l'abbé Edmond Blazy (1878-1940), ancien curé d'Ustaritz, ami de Joseph Hiriart (1888-1946), architecte concepteur de la chapelle avec François Lafaye (1892-1979).

"Et tous ces saints personnages dressés comme les fûts d'une forêt en fleurs, dus au grand art du peintre Sauvage, ne semblent-ils écouter avec nous (...) la brise venue de l'Ursuïa?" (extrait du discours prononcé par le poète Francis Jammes (1868-1938), le 8 décembre 1936, à l'occasion de la consécration de l'autel majeur).

Pour la petite histoire, un saint aurait les traits de l'évêque de l'époque, Mgr Gieure, un autre ceux du maire d'Hasparren, le docteur Jean Lissar (en fonction de 1925 à 1941).

Certains saints mesurent jusqu'à deux mètres de hauteur, pour une largeur de soixante centimètres environ. Divers symboles qui leurs sont propres ou communs les accompagent, comme la palme des martyrs, la mître des évêques, la dalmatique des diacres, la coquille du baptiste, les vêtements liturgiques ou monastiques des prêtres ou des moines, les instruments de leur supplice,...

Admirons le mélange harmonieux des styles:encadrés de motifs décoratifs basques, rectilignes, circulaires, modernisés, répétitifs, sur fond d'arabesques persanes, les personnages, parfois inspirés du maniérisme italien, évoquent les styles byzantin et art déco par leurs couleurs et leurs formes. Ces peintures rappellent le Pays Basque par les noms des personnages traduits dans la langue et par les visages de St François Xavier, St Ignace de Loyola, St Michel Garicoitz et du bienheureux Louis-Edouard Cestac.

Dans un esprit similaire, André Trébuchet peignit lui aussi, en 1946, pour l'église d'Ustaritz, une théorie de vingt-quatre saints et un bienheureux.




Le choeur

Cette marche à travers les âges, couronnée par le chemin de croix, mène au choeur surélevé où le tabernacle, fermé par une porte en bois doré à deux battants sur laquelle est sculptée une croix entourée de l'Alpha et de l'Oméga, recouvert d'un conopée, vestige du passé qui rappelle la pureté et la sainteté de ce lieu réservé au Corps du Christ, repose sur l'ancien maître-autel en marbre de Carrare supporté par six colonnes placées devant un pan mosaïqué étincelant aux couleurs de sang, de ciel et de bois, précédé par le nouvel autel en bois aux effets de marbre sur lequel est peint l'Agneau Pascal.

"Et si l'autel est d'un marbre de Carrare, c'est qu'il faut toujours que, par l'Italie, Rome soit souverainement représentée. (Francis Jammes, id.)

Syboliquement, le choeur est tête du Christ, l'autel:tombeau des martyrs, Christ lui-même, les colonnes représentent les relations entre le Ciel et la Terre, la puissance qui assure la victoire et l'immortalité, la présence de Dieu. L'Agneau Pascal, animal sacrificiel par excellence, image du Christ, son sang a un rôle salvateur, porte sa croix et intercède pour les siens.

La croix qui surplombe le tabernacle fait faire aux fidèles le rapprochement entre le sacrifice du Christ au Calvaire et l'action qui se déroule sur l'autel.




Les mosaïques de l'abside

Mais l'oeil n'est pas attiré en premier par cet ensemble, il l'est plutôt par la grande mosaïque incurvée de l'abside, oeuvre réalisée en 1932 par les frères Henri et Joseph Mauméjean, qui représente le Christ en majesté, coeur apparent, bras ouverts, surmonté de deux anges en vol portant la couronne d'épines et les trois clous. Au dernier plan, se dresse le sommet de la Croix, nimbée en son centre. De part et d'autre du Pantocrator, la Vierge Marie, à gauche, regarde elle aussi vers la nef, bras ouverts, médiatrice entre Dieu et les hommes, le genou droit posé sur le nuage qui la soutient, Saint Joseph de profil, à droite, adore son fils adoptif. La scène est auréolée de lumière.

Quinze stalles en bois, éclairées par deux vitraux aux motifs végétaux occupent le fond de l'abside sur une dizaine de mètres.

A la frontière de l'abside et du choeur, deux anges lisant entourent le Saint-Esprit irradiant, colombe aux ailes déployées (qui symbolisent le détachement du terrestre) au centre de quatre mandorles successives (auréoles en forme d'amande), vitrail en arc des mêmes maîtres-verriers qui reproduit à chacune de ses bases l'inscription Veni Sancte Spiritus reple tuorum corda fidelium et tui amoris in eius ignem accende, refrain chanté le dimanche de la Pentecôte (Viens, Esprit-Saint, remplis le coeur de tes fidèles, et allume en eux le feu de ton amour).

Sur l'arc mosaïqué qui précède ce vitrail, l'inscription scellée Venite ad Me omnes (Venez tous à Moi) invite l'hôte à la méditation. Quatre motifs circulaires en céramique, verre peint et pâte de verre, rappellent les qualités du Seigneur et le mystère de l'eucharistie à travers le calice surmonté de deux colombes blanches (la vie, l'harmonie, le sacrifice), l'Agneau de Dieu (le sacrifice et l'intercession), le pélican qui nourrit ses enfants de sa chair comme le Christ (le don de soi et le rassasiement), et la Sainte Hostie s'élevant du ciboire (la présence et l'offrande).


"Nous admirons la synthèse des prairies et des arbres, de l'azur, du soleil, de l'arc-en-ciel, du sang et du vin, des eaux limpides, des iris, dans ces minéraux sublimés par la magique palette du maître-verrier Mauméjean" (Francis Jammes, id.)

Un feu d'artifice de couleurs s'offre au visiteur, au fidèle. Les couleurs liturgiques sont omniprésentes. Le blanc signifie à la fois la joie, l'innocence, le triomphe, la dignité et la victoire du Christ rédempteur. Le rouge symbolise le feu de l'Esprit-Saint, le sang du Christ et des martyrs. Le vert, couleur du printemps, est signe d'espérance. Le violet, qui était autrefois la couleur de la royauté et de la puissance, est devenu couleur de pénitence et de prière profonde. Le rose exprime la joie de la proximité du Seigneur, elle est la couleur de "Gaudete", troisième dimanche du temps de l'Avent, et de "Laetare" quatrième dimanche de Carême. L'or fait référence à la puissance de Dieu. Le noir, couleur de Satan, symbolisait la mort jusqu'à ce qu'il soit supplanté par le violet.




La crypte

Huit marches en marbre gris (huit est le chiffre de l'harmonie) , dans le carré du transept, permettent l'accès à ce choeur surélevé, recouvert de plancher et de marbre, agrémenté de ferronneries aux trois lettres entrelacées, monogramme du Christ, IHS (Iesus Hominum Salvator:Jésus Sauveur des Hommes), au coeur du Christ et aux flammes dansantes, et masquent une crypte:la sacristie, simple salle ornée de quelques armoires en bois, dans laquelle expire encore le Christ en croix s'adressant à son Père, Pater in Manus Tuas Commendo Spiritum Meum (Père, entre tes mains, je remets mon esprit), vitrail du chevet, reproduction d'une toile de Limpias qui aurait dû orner l'abside.

A l'origine, la crypte devait occuper toute la surface souterraine de la chapelle et être dédiée à Notre-Dame de Lourdes. Ce projet ambitieux et coûteux avorta.



Les chapelles latérales et leurs vitraux

Le transept abrite une chapelle à chaque extrémité. A droite, celle dédiée à St Joseph, représenté au-dessus de l'autel en marbre, l'Enfant Jésus bras en croix au premier plan, l'établi de Nazareth en arrière-plan. Des grappes de raisin (le vin qui devient sang du Christ) et des épis de blé (le pain qui devient corps du Christ) art déco bordent cette peinture cruciforme; on les retrouve peints le long du chemin de Croix de la nef..

Les murs aux motifs angéliques, fleurdelisés et stellaires sont percés de dix vitraux dont certains rappellent la Passion (le Saint Suaire, le marteau et les tenailles, la couronne d'épines et les dés, la croix et le linceul), d'autres évoquent des attributs de Saint Joseph (le lis, les instruments de travail du charpentier), et deux derniers, des arbres , ont trait au détachement terrestre (le sycomore) et à l'immortalité (le cèdre). Ces figures sont insérées dans des mandorles ardentes. Une statue du Sacré-Coeur, sulpicienne, s'y détache.

Attenante à cette chapelle, une pièce servait autrefois de salle des confessions, une grande pietà moulée par la maison Verrebout de Paris y demeure. Sur son socle en bois est peinte la phrase Jesus Jauxia Amaren Besotarat (Jésus descendu dans les bras de sa mère) et au-dessus de la scène, sur le mur, Ama Doloretakoa Lagun Gaitzatzu (Notre-Dame des Douleurs, aidez-nous).

La chapelle latérale gauche, doublement plus large, est consacrée à Notre-Dame de Lourdes peinte au-dessus de l'autel, au centre d'une mandorle de feu, autour de laquelle une fresque aux couleurs boisées représente des malades, un aveugle et un paralysé venus demander guérison à Marie, accompagnés d'un prêtre et d'une religieuse (probablement une soeur de Nevers de l'hôpital de Lourdes, mais pas Sainte Bernadette qui quitta laïque la ville mariale pour ne plus y retourner).

Je suis l'Immaculée Conception surmonte la prière Ama Birjina Lurdekoa sendazkitzu gure eriak (Mère Vierge de Lourdes, guéris nos malades). Ces scènes allient la demande (la prière) à l'obtention (le miracle).

Ses vitraux viennent compléter les motifs de la Passion (les pièces de monnaie de Judas, la colonne de la flagellation, l'oreille tranchée et l'épée, le coq, le Temple de Jérusalem). La lampe allumée, le puits, la fontaine d'eau vive, font référence aux paraboles évangéliques ou au Christ lui-même, s'y ajoute la nouvelle arche de Noë, la barque de Pierre, apôtre et premier pape, qui symbolise l'Eglise.

Une salle fermée à la visite la prolonge, elle servait de chapelle provisoire, elle est aujourd'hui utilisée par le lycée St Joseph.


Deux galeries placées au-dessus des chapelles latérales auraient été autrefois réservées aux filles de la Croix et aux missionnaires diocésains. Celle de droite est ornée de dix vitraux, celle de gauche de huit, aux blasons (de libre inspiration ou modifiés depuis pour certains) et aux noms basques des vingt villes et villages sélectionnés parmi les soixante-treize dont les habitants contribuèrent financièrement à la réalisation du bâtiment, déjà sollicités par la construction du Petit Séminaire d'Ustaritz inauguré en 1926. Un autel en bois surmonté d'un tabernacle décore les deux chapelles. Les missionnaires utilisaient quotidiennement tous ces autels.



La nef

Le transept est séparé de la nef par une table sainte, ou banc de communion, en marbre de Carrare, de style art déco, ornée de ferronneries d'art.

"Dans les nuances irisées de ces dalles, ne retrouvé-je pas celles des palombes voyageuses qui hantent les cimes d'Osquich, de Mendive, de Lécumberry, de Sare, d'Ascain, d'Armendaritz, de Tardetz, d'Ainhoa?" (Francis Jammes, id.)


Les dix vitraux des fenêtres hautes de la nef, couronnant les saints en marche, évoquent des scènes de la vie de Jésus, des croix basques vert foncé en amont et des écus de forme suisse (sans doute pour l'esthétique) en aval.

A droite, de l'entrée vers le choeur:la résurrection de la fille de Jaïre / le blason d'Alaba, le Bon Samaritain / la province du Guipuzkoa, la pécheresse pardonnée / la Navarre, les noces de Cana / un blason qui représente l'ancien corps enseignant catholique de la ville (missionnaires, filles de la Croix, frères des écoles chrétiennes et servantes de Marie), on le retrouve dans l'enceinte du collège Ursuya, autrefois collège St Joseph, sur un bâtiment construit en 1954; l'adoration des Mages / le blason de Mgr Gieure, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron de 1906 à 1934.

En face, du choeur à la tribune, l'adoration des bergers / les armes pontificales de Pie XI, pape de 1922 à 1939, la Sainte Famille à Nazareth / à nouveau la province du Guipuzkoa (blason peu régulier), Jésus accueillant les enfants / le Labourd, l'enfant prodigue / la province de la Soule, et enfin, la résurrection de Lazare / le blason de la Bizkaye.

Ces armoiries sont placées hiérarchiquement, à l'entrée, le peuple basque, puis le clergé, proche du choeur. Chaque vitrail mérite un examen particulier, le souci du détail, les entrelacements des verres taillés et peints, les formes géométriques octogonales triptyques, la constante dans le choix des couleurs vives ne peuvent pas laisser le visiteur insensible au travail des frères Mauméjean, créateurs d'une fabrique de vitraux à Hendaye en 1923 et de mosaïques d'art à Paris. L'entreprise hendayaise qui décora plusieurs églises dans la région ne se releva pas d'un incendie en 1936.

Des ferronneries noires aux formes d'ancres marines, un des premiers symboles chrétiens qui évoque la fermeté, la fidélité, l'espérance, ultime sauvegarde du marin dans la tempête, rehaussent la charpente à fermes, verte, rouge et dorée, en sapin des Vosges. On retrouve les mêmes couleurs sur les traverses des galeries latérales et sous l'auvent du porche.

"La forme de la chapelle est de ces galères bayonnaises qui partaient pour l'Outre-Mer avec des ferronneries élégantes et solides, telles que celles-ci forgées à Hasparren" (Francis Jammes, id.).

Sur le mur Est de la nef, une toile signée F. Sabatté, don du Docteur et de Madame Lissar, présente le Christ en croix. Sous ses pieds est écrit Mon Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. Ce tableau qui obtint le premier prix de Rome s'appelle La mort du premier socialiste ou Le Christ du Pardon.

Un tapis de carrelages aux figures géométriques, sous lequel un caveau renferme la dépouille de l'abbé Jean-Baptiste Garat (1773-1847), fondateur et premier des onze supérieurs de la maison des missionnaires d'Hasparren, créateur de l'ancienne chapelle remplacée, recouvre le dallage en pierres grises. L'abbé Garat fut placé assis en sa dernière demeure, sur un fauteuil en bois. Ses restes n'ont pas été déplacés lors de la démolition de l'ancienne bâtisse.



La galerie des hommes

Occupant la largeur de la nef, comme de coutume au Pays Basque, la galerie qui recevait jadis uniquement les hommes, à laquelle on accède par l'extérieur, nantie de balustrades, est éclairée par une grande rosace trinitaire (cercle de la bienveillance divine), le Père, tenant le monde, donne la main au Fils, portant la croix, surmontés par l'Esprit-Saint, au centre d'un carré, symbole de l'univers, entourés par quatre anges aux ailes brûlantes, des séraphins, intermédiaires entre Dieu et les Hommes. On peut apprécier ce travail des frères Mauméjean depuis le centre de la chapelle et y lire la prière Gloria Tibi Trinitas (Gloire à Toi Trinité).



Un monument exceptionnel

Qui a visité cet édifice religieux, vase de symboles, se posera encore beaucoup de questions à propos de son histoire, de son utilité, de son ornementation et de sa nécessaire restauration.

Elle mérite aujourd'hui encore l'appellation de "plus belle chapelle de construction récente de tout le grand Sud-Ouest," alliant à merveille l'Art Nouveau à l'inspiration ancienne.

Les missionnaires ont vu grand à la veille de la deuxième guerre mondiale; l'ordre disparu en 1975, cette chapelle à la gloire du Sacré-Coeur de Jésus alimente toujours le feu de la mémoire de ces prêtres séculiers soumis à une règle qui venaient prêcher avec tant de vigueur dans nos paroisses.

Si le chanoine Pierre Lopez de la Vega n'a pas eu en son temps le bonheur de faire d'Hasparren un centre de dévotion au Sacré-Coeur, comme il l'aurait tant aimé, il a amplement réussi à faire ériger un monument exceptionnel en Pays Basque.


Pascal LANDART